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Le pacte de responsabilité pour les banques : c’est moins de charges, moins de contraintes et plus de dividendes !

Lors de ses traditionnels vœux aux Françaises et aux Français, François Hollande, lui aussi, usait de son « en même temps ».

Présentant son pacte de responsabilité le 31 décembre 2013, l’ancien Président de la République le résumait en ces termes : « moins de charges sur le travail, moins de contraintes sur leurs activités et, en même temps, une contrepartie, plus d’embauches et plus de dialogue social ». La facture de 46 milliards d’euros fut salée pour les contribuables qui, six ans plus tard, attendent toujours la contrepartie.

Publiée le mois dernier par la CFDT Banque Assurance, une étude vient remettre en question l’équation libérale baisse des cotisations patronales = emploi. En effet, selon trois cabinets d’experts - Syndex, Ethix et Sextant - ayant évalué les mesures du pacte de responsabilité dans le secteur financier, le « donnant-donnant » a surtout profité… aux actionnaires.

La CFDT Banque Assurance estime que les baisses de cotisations patronales du pacte ont permis au secteur financier d’économiser près de 14 milliards d’euros (10 milliards d’euros pour les banques et près de 4 milliards pour les assurances) entre 2014 et 2018. En contrepartie du pacte, le syndicat affirme que les entreprises du secteur bancaire n’ont respecté que 3 des 20 engagements auxquels elles avaient souscrits en 2014 : le volume global de recrutements, la part des femmes parmi les cadres et la définition d’un socle de compétences numériques. « Tous les autres ont été soit totalement ignorés, soit réalisés uniquement de manière partielle », souligne la CFDT.

Cependant, il y a un objectif que les banques n’ont pas ignoré : la hausse des dividendes versés aux actionnaires. Des dividendes qui, sur la même période, ont presque doublé dans le secteur bancaire.

Malek SMIDA

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