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Un demi-million d’emplois supprimés en France entre janvier et mars !

Le 11 juin dernier, l’INSEE a publié ses chiffres sur l’emploi salarié en France au premier trimestre 2020. Sans grande surprise, les conséquences économiques de l’épidémie sont terribles : 500 000 destructions nettes d’emplois entre la fin de l’année dernière et la fin du mois de mars 2020. Toutes les régions sont touchées dans des proportions globalement similaires.

Selon une étude de la DARES, cette baisse est principalement liée à un recul historique de l’intérim : -40% soit 318 000 emplois de moins. En dehors du travail intérimaire, l’emploi baisse principalement dans les services marchands (50 000 emplois supprimés dans le secteur de l’hébergement-restauration et près de 40 000 dans celui des « services aux ménages »).

Et il ne s’agit que des résultats du premier trimestre 2020 !

Les chiffres du deuxième – celui du confinement – s’annoncent eux aussi dramatiques. Nous verrons alors si le dispositif d’activité partielle a permis de limiter la casse. Plusieurs entreprises ont d’ores et déjà annoncé qu’elles diminueraient rapidement leurs effectifs. C’est le cas de Renault qui compte supprimer 15 000 emplois, dont 4600 en France. Et cela, malgré un prêt de 5 milliards d’euros garanti par l’Etat…

Alors que le Président de la République a affirmé dimanche que la réponse à la crise était de « travailler et de produire davantage », on ne peut que se poser, une fois encore, la question fondamentale du temps de travail. Si les salariés qui ont « la chance » de garder leur emploi travaillent plus, comment pourrons-nous remettre au travail ceux qui l’ont perdu ?

Malek SMIDA

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