Actus d’Atlantes

Pour la 1ère fois de l’histoire de l’OIT, une convention est ratifiée par tous les Etats !

En 1998, après avoir traversé 56 pays, les militants de la Marche mondiale contre le travail des enfants achèvent leur aventure à Genève, à l’ouverture de la Conférence de l’Organisation internationale du travail (OIT) qui examinait pour la première fois le projet de nouvelles normes internationales sur les pires formes de travail des enfants. Un an plus tard, la Convention n°182 de l’OIT sur les pires formes de travail des enfants est adoptée.

Cette convention interdit :

  • toutes les formes d’esclavage ou pratiques analogues, telles que la vente et la traite des enfants, la servitude pour dettes et le servage ainsi que le travail forcé ou obligatoire ;
  • l’utilisation, le recrutement ou l’offre d’un enfant à des fins de prostitution, de production de matériel pornographique ou de spectacles pornographiques ;
  • l’utilisation, le recrutement ou l’offre d’un enfant aux fins d’activités illicites, notamment pour la production et le trafic de stupéfiants ;
  • les travaux qui, par leur nature ou les conditions dans lesquelles ils s’exercent, sont susceptibles de nuire à la santé, à la sécurité ou à la moralité de l’enfant.
21 ans après son adoption, ce traité devient la première convention de l’OIT à être universellement ratifiée, après la ratification ce mardi 4 août du Royaume des Tonga.

A l’heure où 152 millions d’enfants sont toujours soumis au travail, les Nations-Unis ont fait le choix de consacrer l’année 2021 à l’élimination du travail des enfants, sous toutes ses formes.

Malek SMIDA

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